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L’édition French FlagBox™ de Niceprint
Une édition spéciale célébrant la contribution française
aux cartes à jouer les plus célèbres au monde..
Les cartes à jouer sont aussi anciennes que le papier lui-même, mais n’oublions pas que
ce sont les Français qui ont inventé les célèbres symboles de jeu.

Créée vers 1470, elle est restée pratiquement inchangée depuis plus de 550 ans.
L’édition FlagBox™ est un produit qui revendique fièrement son identité française et célèbre cet héritage.
De la Chine à l’Europe : un périple de 600 ans
Le papier et les cartes à jouer sont tous deux originaires de Chine. La plus ancienne mention connue de jeux de cartes en papier figure dans des textes de la dynastie Tang datant de 868. Depuis la Chine, les cartes ont voyagé vers l’ouest en empruntant les grandes routes commerciales pour atteindre l’Europe à la fin du XIVe siècle.
Différents pays ont développé leurs propres motifs. L’Italie et l’Espagne ont privilégié les Coupes, les Deniers, les Épées et les Bâtons. Les régions germanophones ont opté pour les Cœurs, les Grelots, les Feuilles et les Glands. Puis, entre 1450 et 1470, un événement particulièrement important s’est produit en France. Les cartiers français ont inventé le Cœur rouge, le Pique noir, le Carreau rouge et le Trèfle noir, ainsi que la disposition caractéristique des figures : Roi, Dame et Valet. Un système remarquable et élégant, immédiatement reconnaissable et plus efficace à reproduire.
LYON, une industrie française de la carte en plein essor
La France a vu se développer une industrie de la carte à jouer majeure et hautement qualifiée, dont Lyon fut l’un des grands centres. Déjà réputée pour l’imprimerie, l’artisanat et le commerce international, la ville de Lyon a développé un commerce considérable de cartes à jouer. En 1548, on dénombrait 172 fabricants de cartes établis dans la cité lyonnaise. Les cartes à jouer n’étaient plus de simples objets de divertissement autour d’une table. Elles étaient devenues une véritable activité commerciale — impliquant artisans, imprimeurs, graveurs et marchands — et les cartes françaises circulaient à travers les réseaux commerciaux européens. À la fin du XVIe siècle, le commerce lyonnais des cartes générait un chiffre d’affaires estimé à 200 000 écus par an, soit l’équivalent d’environ cinq millions d’euros d’aujourd’hui.

La Grande-Bretagne, où l’As de pique est devenu une source de recettes fiscales.
L’histoire prit une tournure remarquable en Grande-Bretagne.
Les cartes à jouer furent soumises à l’impôt, et l’as de pique se vit attribuer un rôle particulier car il portait le timbre fiscal officiel.
Pendant des siècles, le gouvernement britannique perçut des recettes grâce aux cartes à jouer, et cette taxe eut une conséquence extraordinaire : la contrefaçon du timbre fiscal apposé sur les cartes était passible de la peine capitale.
En 1805, Richard Harding, fabricant de cartes londonien, fut reconnu coupable d’avoir contrefait le timbre officiel figurant sur l’as de pique et d’avoir vendu des cartes portant ce faux timbre. Il fut condamné à mort. Le 13 novembre 1805, Richard Harding fut pendu devant la prison de Newgate. Une simple carte à jouer s’était retrouvée mêlée à la fiscalité, aux recettes de l’État et à la potence.

MONACO, quand les jeux d’argent ont transformé un pays
L’histoire se déplace désormais vers le sud, en Méditerranée. Au XIXe siècle, Monaco dut faire face à un défi financier majeur après avoir perdu les territoires de Menton et de Roquebrune. Le prince Charles III avait besoin d’une nouvelle source de revenus ; il opta pour les jeux de hasard. En 1863, le prince accorda la concession du casino à l’homme d’affaires français François Blanc. Un casino fut aménagé aux côtés d’hôtels de luxe et d’autres attractions, et le chemin de fer permit bientôt d’acheminer des visiteurs fortunés directement à Monte-Carlo. Le résultat fut extraordinaire : le casino métamorphosa la situation financière de Monaco. Dès 1869, la Principauté était suffisamment prospère pour que Charles III puisse abolir les impôts sur le revenu, sur la propriété immobilière et sur les biens mobiliers. La principauté méditerranéenne s’était dotée d’un formidable moteur économique : le casino international. Aux tables de jeu, ce sont les symboles français des cartes à jouer qui furent retenus, une tradition qui perdure encore aujourd’hui.

AMÉRIQUE : les cartes françaises traversent l’Atlantique
Les cartes à enseignes françaises ont servi de base au jeu de cartes international, les célèbres ♥ ♠ ♦ ♣ s’imposant progressivement à l’échelle mondiale. La culture française du jeu a également gagné l’Amérique. À La Nouvelle-Orléans, des colons français ont contribué à introduire le « poque », un jeu de cartes français qui a joué un rôle dans l’évolution du poker en Amérique. Depuis La Nouvelle-Orléans, cette culture du jeu s’est propagée vers l’ouest. Finalement, les quatre enseignes françaises bien connues sont devenues indissociables de la grande tradition américaine des casinos.
LAS VEGAS, les quatre symboles français deviennent mondiaux
Aujourd’hui, lorsque l’on évoque les jeux de casino, on pense immédiatement à Las Vegas. Aux tables de poker. Au battage des cartes. Aux symboles emblématiques : ♥ ♠ ♦ ♣. Ces enseignes françaises ont parcouru un chemin extraordinaire, depuis les ateliers de cartiers et d’imprimeurs européens jusqu’aux destinations de jeu les plus célèbres au monde. Ce qui n’était à l’origine qu’un élégant système français composé de quatre symboles simples s’est mué en un langage visuel universel associé aux cartes, au jeu et au hasard. Il y a plusieurs siècles, des cartiers français ont créé et perfectionné un graphisme appelé à faire le tour du monde.

Aujourd’hui, Flagbox™ célèbre cet héritage.
Les cartes que vous tenez entre vos mains perpétuent cette histoire. C’est un produit qui revendique fièrement son identité française, célébrant un trésor national d’une importance historique majeure, resté pratiquement inchangé depuis plus de 550 ans. Le drapeau français figurant sur le jeu rend hommage à l’histoire française liée aux quatre enseignes. Quant à l’emblématique étui Flagbox™ assorti, il gardera vos cartes regroupées et protégées pour des décennies de plaisir de jeu.
De nombreux musées à travers le monde célèbrent ce pan incroyable de notre histoire.
À Lyon, nous avons le Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique,
et à Paris, le Musée français de la carte à jouer.
Merci de votre visite
et bon jeu,
quel que soit le jeu auquel vous jouez.